Jon Pylypchuk est le lauréat de la troisième résidence Jean Chatelus – Fondation Antoine de Galbert x Cité internationale des arts
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Jon Pylypchuk, photo : Joshua White
La Fondation Antoine de Galbert et la Cité internationale des arts se sont associées pour co-construire un programme de résidences inédit en hommage au collectionneur Jean Chatelus.

Chaque année, un artiste invité, dont le travail résonne avec l'esprit de la collection Jean Chatelus, bénéficie pour une durée d'un an, d'un accompagnement sur mesure, d'un atelier-logement de 65 m² sur le site du Marais de la Cité internationale des arts, d'une bourse de vie et d'une aide à la production.

Après Diego Bianchi et Nobuko Tsuchiya, l’artiste invité pour cette troisième année de résidence est le Canadien Jon Pylypchuk (Winnipeg, Canada, 1972).

Deux œuvres de l’artiste font partie de la collection Jean Chatelus, offerte par la Fondation Antoine de Galbert au Centre Pompidou en 2023.
Jon Pylypchuk, In a year or so I will forgive you crippled eye and all, 2006. Collection Jean Chatelus, donation de la Fondation Antoine de Galbert au Centre Pompidou, 2023
Jon Pylypchuk étudie à la School of Art de l'université du Manitoba. En 1996, avec notamment Michael Dumontier, Marcel Dzama, Neil Farber, Drue Langlois et Adrian Williams, il co-fonde le Royal Art Lodge (1996-2008), un collectif d'artistes basés à Winnipeg réunis autour d'une pratique de dessins, de peintures et de textes réalisés à plusieurs mains. Il quitte le groupe à la fin des années 1990 pour s'installer à Los Angeles.

Artiste multidisciplinaire, Jon Pylypchuk crée des sculptures, des installations, des dessins et des peintures qui mettent en scène des créatures hybrides à partir de matériaux pauvres (fausse fourrure, bois, vêtements, canettes, ampoules, mousse de polyuréthane, etc.). Tantôt animales, tantôt fanto¬matiques, sorties de l'univers des contes ou des cartoons, elles prennent vie en interaction entre elles, avec le public ou à travers des expressions humaines le plus souvent empruntées au registre de la tristesse, de l'anxiété, de la peur ou de la souffrance. Trouvant son vocabulaire dans les arts plastiques après un passage par la musique, Jon Pylypchuk se dit meilleur écrivain que dessinateur. Les titres poétiques qu'il donne à ses œuvres, romantiques ou vulgaires mais toujours passionnelles, jouent ainsi du contraste entre une esthétique naïve dérivée de l'art brut ou du folklore manitobain et un phrasé laissant transparaître un regard acéré sur les mécanismes sociaux ou émotionnels. Souvent blessés, en deuil, ivres, drogués ou déprimés, les personnages imaginés par Jon Pylypchuk incarnent son intérêt pour le côté sombre de la condition humaine. La mort, la perversité, la solitude, la guerre, la maladie, la fragilité et l'absurdité de l'existence sont ainsi dépeintes avec l'humour et l'empathie comme seules armes de résistance.
Jon Pylypchuk, Just hold me one more day, 2010. Collection Jean Chatelus, donation de la Fondation Antoine de Galbert au Centre Pompidou, 2023
fondation antoine de galbert
52 rue de charenton 75012 paris france
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